Le monde du sport traditionnel est fait de classements, de mesures qui permettent de distinguer le premier du second, le record de l’absence de record. Ces nombreuses statistiques font en réalité partie d’un système de nature numérique, que l’on pourrait qualifier de « culture sportive digitale », comme l’explique Alain Loret. A l’inverse, les nouveaux sports apparus ces trente dernières années reposent sur d’autres critères, comme la sensibilité et la subjectivité.
La plupart des sports alternatifs sont apparus après 1970 et continus de se développer encore aujourd’hui. Ils ont la particularité d’être en lien direct avec la nature. Ce sont généralement des sports individuels pratiqués par une catégorie de personnes bien précise. En effet, ils présupposent une forme d’attitude rebelle, avec un langage et un look spécifique. C’est ce qu’Alain Loret appelle « La génération glisse » dans son livre. Un élément essentiel à la compréhension de ce phénomène est que ces nouveaux sports ne peuvent se réduire à un ensemble de technique ou à une simple activité sportive. En fait, les sports alternatifs doivent être compris comme un nouveau système de valeurs, de comportements et de motivations qui diffèrent fortement du modèle sportif traditionnel. La glisse représente une forme de contre-culture, très éloignée des sports « classic » et des traditionnelles fédérations officielles.
Cette analyse est un extrait d'une étude sociologique et marketing du VTT eXtrême que j'ai réalisé en septembre 07.





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