Caractéristiques techniques En VTT, la descente, également appelée DH ("Downhill") est de loin la discipline qui demande le plus d'engagement. Les caractéristiques techniques des VTT utilisés ressemblent d'ailleurs plus à la motocross qu'au VTT traditionnel : suspension intégrale, débattements entre 170 et 220 mm, freins à disques hydrauliques (rotor de 200 mm), pneu extra-large, 20 kg sur la balance... la liste est longue. Le poste de pilotage est très haut, pour favoriser la stabilité en descente.
Comportement du vélo Avec ce type de vélo, le pédalage en montée deviens très vite un calvaire... En revanche, dès que le dénivelé devient négatif, la machine se transforme en fusée. La principale contrainte pour un vélo de descente est de pouvoir encaisser des saut de plusieurs mètres de dénivelés, des vitesses pouvant atteindre les 70 km/h et des freinages très puissant. D'où un poids assez élevé. Ce qui en soit n'est pas un gros problème car cela favorise l'inertie et le prise de vitesse en descente.
Physiologie D'un point de vue physiologique, l'effort que doit fournir le pilote de descente pendant un run - généralement entre 1'30 min et 6 min - est très particulier. Il faut allier des qualités de sprinter, à savoir de la puissance et de l'explosivité pour les phases d'accélération, avec une capacité d'endurance. Un run comprend en effet, plusieurs phases d'accélération et de nombreux passages techniques. Toute la difficulté est donc de gérer un métabolisme assez contradictoire. La préparation physique pour tenir sur un run complet est donc très complète.
Technique Mais la principale difficulté reste la technique à acquérir, certains passages empruntés en descente n'étant même pas praticable à pied. Pour le pilote, il y a un gros travail à effectuer pour vaincre toute appréhension. Il faut à la fois effectuer les franchissements à vitesse élevée, tout en conservant une bonne stabilité et en maîtrisant le comportement du vélo, notamment des suspensions, pour en tirer le maximum de vitesse.
Un sport extrême cher La pratique du VTT de descente reste encore marginale et peu connue du grand public. Plusieurs raisons à cela. Comme tout sport extrême, la descente, concerne un public déjà restreint. À cela vient ensuite s'ajouter le coût très élevé de cette pratique, bien qu'en baisse depuis quelques années. Le prix des vélos de descente s'échelonne en effet entre 2 500 € et 6000 €. Enfin, la pratique du VTT de descente requiert des reliefs très accidentés. Les stations de montagne restent donc le lieux privilégié pour ce sport, d'autant plus que les remontées mécaniques permettent une bonne accessibilité aux pistes.